Renouées asiatiques

Renouées asiatiques (du Japon / de Bohème) – Reynoutria sp.

Feuilles renouées asiatiques
Fleur renouées asiatiques

Reconnaissance de l’espèce

Grandes vivaces (jusqu’à 4 m) caractérisée par de grandes tiges robustes, creuses et rougeâtres portant de grandes feuilles plus ou moins triangulaires – cordées suivant les espèces (cf. page suivante). Les fleurs forment de petites grappes blanches à l’extrémité des tiges.

Elles colonisent une large gamme de milieux (friches, talus, ourlets, bords d’étangs ou de rivière).

Méthode de dispersion

En France, ces espèces se multiplient essentiellement par voie végétative, via leur impressionnant volume de rhizomes qui peuvent courir jusqu’à 7 m du pied mère.

Impact

Impact sur la biodiversité / milieu naturel :
De par sa croissance rapide et sa grande taille, elles monopolisent à la fois la lumière et le sol, empêchant le développement des espèces indigènes et appauvrissant la biodiversité locale.
Par ailleurs, ses longues tiges peuvent perturber la visibilité et l’accès des usagers le long des voies de communications.

PEE à impact majeur en Nouvelle-Aquitaine

Gestion

Arrachage mécanique des jeunes individus / foyer isolé, avec extraction des parties souterraines (technique de criblage) suivi d’un fauchage systématique des jeunes pieds émergents du sol 5 à 6 fois dans l’année : cette technique permet de réduire les foyers et limiter la progression de la plante. Il est néanmoins nécessaire d’être assidu dans les opérations de gestion, une fois le chantier lancé.

  • Une gestion stricte des résidus de coupe doit être associée (forte capacité de bouturage). Les déchets doivent être incinérés en centre agréé ou méthanisés.
  • Opérations de lutte à associer à des revégétalisations (implantation de couverts herbacés composés d’espèces locales) et/ou implantations d’écrans racinaires et géotextiles. Exemple : après chantier d’arrachage, mise en place d’un géotextile biodégradable avec semis/plantation de surface d’espèces locales
  • Expérimentations également plutôt concluantes d’éco-pâturage.
  • Les fauches, même répétées n’affectent pas la vitalité de la plante et entraînent par ailleurs la nécessité de gérer une importante quantité de déchets à incinérer
  • Ne pas broyer les massifs (risque de dispersion / bouturage)
  • Bien nettoyer les outils de coupe au risque de contaminer d’autres sites.

Différentes espèces différenciables par la forme du limbe, la pilosité et la couleur des fleurs

La Renouée japonaise (R. japonica)

Feuilles tronquées à la base

La Renouée de Sakhaline (R. sachalinensis)

Feuilles cordées à la base

La Renouée de bohème (R. × bohemica)

Hybride des deux espèces, possède des caractères intermédiaires

Pour les trois taxons, la gestion recommandée reste la même

Crédits photographiques

Reynoutria japonica – © Photographie : J.C. ABADIE – CBNSA

Reynoutria sachalinensis – © Photographie : CBNSA

Reynoutria × bohemica – © Photographie : S. BARBIER – CBNSA

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