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Etudes et Chantiers

Le dispositif mis en place par la DIR Centre-Ouest

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publié le 28 août 2017

Le second chantier contenant de l’amiante pour la DIR Centre-Ouest

Il s’agit du second chantier de ce type pour la DIR Centre-Ouest ; en mai 2017 les travaux de réfection de chaussées sur la RN145 à proximité de Bellac (87) ont nécessité la mise en place d’une phase de désamiantage. Tout au long de ces travaux, des mesures d’empoussièrement ont été réalisées dans la zone et à proximité du chantier. Ces analyses ont montré une teneur en fibres d’amiante nulle permettant de confirmer l’efficacité des mesures de protection mises en place.

Les modalités d’intervention de l’entreprise mandatée pour les travaux de désamiantage de la chaussée ont été établies en liaison avec les services de l’Etat compétents sur le sujet.

La chaussée concernée par les travaux sur la RN147 présente de l’amiante sur environ 230 mètres. Un dispositif similaire à celui de la RN145 sera activé sur la RN147 :
- intervention d’une entreprise certifiée disposant de personnels formés,
- mise en place de mesure de protection collectives destinées à réduire le niveau d’empoussièrement : dispositifs d’aspersion pour rabattre les poussières vers le sol et dispositif d’aspiration,
- mise en place de mesure de protection individuelles : cabines pressurisées sur les engins de chantier et les équipements individuels,
- nettoyage des engins de chantier et mise en place d’unité mobile pour les travailleurs (avec vestiaires séparés pour l’habillage et le déshabillage, douches).

Pendant toute la durée de ces travaux, des mesures seront réalisées afin de suivre la teneur en amiante à proximité immédiate de la zone de travaux et sur les postes de travail.

La phase de désamiantage, durera 2 jours par sens, soit 4 jours sur la période ; le reste des travaux sera consacré aux opérations de réfections de chaussées classiques.

L’amiante dans les routes : une pratique abandonnée depuis 1997
L’amiante a été utilisé comme matériaux composant les routes. On ajoutait des fibres d’amiante au bitume pour renforcer les caractéristiques des couches de chaussées. Depuis 1997, l’utilisation de fibres d’amiante est interdite pour des raisons de santé publique. Mais la présence d’amiante peut aussi résulter de la nature géologique des gravillons présents dans les couches de chaussées.

Les réglementations ayant été renforcées, il est désormais obligatoire pour chaque gestionnaire de route de rechercher la présence éventuelle d’amiante et d’en signaler la présence aux entreprises avant chaque nouvelle intervention sur la route.

Une phase de désamiantage avant des travaux de réparation de chaussées
Ainsi, chaque chantier routier contenant des sections amiantées devra comporter une phase de désamiantage avant des travaux de réparation de chaussée. Cette intervention, totalement sécurisée et menée par des entreprises spécialisées, ne présente pas de risque pour les usagers, les riverains et les agents.

Les entreprises missionnées pour le désamiantage des routes sont certifiées et spécialisées dans ce type d’intervention ; elles mettent en place des dispositifs de sécurité, de formation des agents et d’équipements de protection ainsi que de conditionnement et de transferts de ces déchets spécifiques.

Pendant que les couches supérieures de la chaussée sont rabotées pour être enlevées, de l’eau est projetée pour éviter la dispersion des poussières de fibres d’amiante dans l’environnement.
Une fois extraits, les déchets de chaussées sont confinés dans des sacs fermés et évacués vers des centres de traitement spécialisés.